FRONT POLISARIO : UNE FORCE DE DESTABILISATION REGIONALE TOUJOURS ACTIVE
soumis par admin le 16/09/2009
La Relations entre le Polisario et l’Algérie:
Les relations du Polisario avec l’Etat qui est son soutien le plus appuyé, l’Algérie, remontent à la création du mouvement séparatiste sahraoui. Alger a su instrumentaliser le conflit du Sahara occidental pour chercher à déstabiliser le Maroc, son rival régional.
Un soutien historique au Polisario:
Depuis sa création en 1972, le Front Polisario a toujours bénéficié du soutien de l’Algérie, qui appuie ses revendications indépendantistes pour des raisons autant idéologiques que géopolitiques. Lui-même né d’une guerre de libération nationale, l’Etat algérien s’est naturellement impliqué dans la question sahraouie. C’est ainsi l’activisme diplomatique d’Alger qui a permis à la République arabe sahraouie démocratique d’obtenir la reconnaissance d’une trentaine d’Etats africains et de l’Union africaine, dont le Maroc s’est retiré en 1984. Le parcours du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ancien membre de l’Armée de libération nationale (ALN) et ancien ministre du président Ahmed Ben Bella, a sans doute aussi contribué à consolider la position algérienne. Le président Bouteflika, qui perçoit la question du Sahara occidental comme l’un des derniers conflits de la décolonisation, a en effet réaffirmé à plusieurs reprises le soutien de l’Algérie à « cette cause et toutes les autres conformément à la charte de l’ONU en vue d’aider le peuple sahraoui ainsi que tous les peuples à recouvrer leur liberté et leur indépendance.» S’il est donc cohérent avec les fondements idéologiques de l’Etat, le soutien algérien au Polisario répond également aux objectifs stratégiques d’Alger au Maghreb. Le Maroc accuse en effet l’Algérie d’avoir « instrumentalisé » le Polisario pour contrer sa politique et s’assurer un avantage dans la compétition pour la première place en Afrique du Nord. De plus, la création d’un Etat indépendant au Sahara Occidental dans l’orbite de l’Algérie lui offrirait un accès à l’Océan l’Atlantique.
Source: ESISC (European strategic Intelligence and Security Center)